Gérer les injonctions paradoxales …

Le management n’est-il pas cette capacité à faire travailler des individus ensemble efficacement, avec plaisir, tout en obtenant des résultats ?
Et n’est-ce pas le rêve de tout dirigeant ou manager de constater que ses équipes travaillent bien en autonomie, calmement, sereinement, toutes œuvrant pour un même objectif, sans que la présence du chef soit obsessionnelle, mais au contraire rassurante, intervenant au moment opportun ? Voire de les conduire encore plus haut et plus loin que ce qu’ils auraient pu imaginer ?

Pour réussir à accorder des talents, il faut s’intéresser à la fois à l’organisation et à l’humain. Plus que lutter contre la résistance au changement, il s’agit de remédier à l’inertie qui se trouve souvent multipliée lorsqu’un groupe d’individus travaille ou joue ensemble.

Et si finalement, le management consistait à mettre chaque individu en situation de meilleure réussite en groupe ?

Mais comment peut-on valoriser l’autonomie, la prise d’initiative, la créativité, l’innovation, récompenser les efforts et les résultats individuels tout en prônant l’esprit d’équipe, l’effort collectif, la coopération ?

Pourquoi des individus jugés, appréciés et payés individuellement auraient-ils intérêt à travailler ensemble, en équipe ?

Le management serait-il alors cet art de compenser, de réguler les effets de l’égoïsme, de l’individualisme récompensé par ailleurs ?
Nos meilleurs souvenirs professionnels, et donc personnels, ne sont-ils pas ceux glanés en équipe ? avec cet enthousiasme collectif impossible à décrire tant qu’il n’a pas été vécu ? cette exaltation de groupe qui transcende ?

Le manager doit être choisi non seulement parce qu’il est lui-même enthousiaste, mais surtout parce qu’il a cette capacité à susciter et entrainer l’enthousiasme chez ses collaborateurs.

Il faut savoir se mettre à la place de l’autre, changer de lunettes pour élargir sa vision, sans – jamais – oublier l’exigence et la rigueur du résultat ! En même temps, il faut n’avoir de cesse de faire prendre du plaisir aux autres par l’écoute, le soutien, le respect, en essayant de démontrer que nous avons tous des ressources, des atouts et du potentiel inexploité.

Le management doit s’appuyer sur la vérité car elle seule permet de ne pas fuir ses responsabilités, de ne pas se défausser sur les autres et sur la transparence, pour pouvoir faire le pari de l’intelligence.

Comme le dit Saint-Exupéry dans « Terre des hommes » :
« La grandeur d’un métier est, peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines ».

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